Monsieur le Président,
Nous arrivons sur la période d’évaluation des agents par leurs managers faisant le bilan de l’année sur les compétences, la disponibilité, la qualité de leur travail et sur leur potentielle évolution de carrière.
Notre collectivité est mise à mal depuis plusieurs mois et les agents en sont les premiers impactés. Les conséquences des restrictions budgétaires et la mise en application du PRE ont des impacts forts sur les conditions de travail de l’ensemble des collègues. Les manques de moyens humains, matériels et financiers sont les principaux paramètres qui dégradent ces conditions de travail mais également qui impactent la qualité et le maintien des missions de service public.
Nous constatons chaque jour un épuisement général dû à cette situation avec malgré tout une implication totale des collègues, une conjoncture financière très compliquée et des conditions de travail qui se dégradent sans cesse.
Malgré cela, les agents ont toujours répondu présent, les derniers évènements climatiques ont démontré leur engagement pour le service public et l’aide portée aux girondins.
Au vu de tous ces éléments, vous serait-il possible de revoir votre position pour 2027 concernant les éventuelles promotions des collègues et ainsi leur permettre une évolution de carrière digne de leur engagement au sein de la collectivité. Vous l’avez fait pour les collègues pompiers mais il faudrait veiller à l’égalité de ce traitement pour tous.
Pour rappel, en avril dernier nous faisions déjà les propositions suivantes (toujours sans réponse):
- évaluer l’impact financier de la valorisation des concours et examens professionnels
- évaluer ce même impact pour les promotions et avancements de grade à minima pour les catégories C et B dont la rémunération est inférieure au salaire médian dans la FPT (2254 € net)
Dans tous les cas, ces évaluations seront majoritairement faussées par tous les éléments précédemment cités (manque de personnel engendrant une surcharge de travail des agents en poste, manque de matériel, manque de moyen financier, manque de transparence et de communication …etc).
La question de leur maintien se pose. Dans ce contexte dégradé, comment peuvent-elles se tenir sans risquer d’être contre-productives et générer encore plus de tension au sein des équipes ?
En conclusion, je pense que si les évaluations sont maintenues, le fait de revoir votre position concernant les promotions et avancements serait un signal fort de l’executif envers les collègues, sans quoi, je ne vois pas l’intéret d’évaluer les agents dans de telles conditions.
Pour la FSU territoriale,
Christophe Ducos