Baisse de la rémunération en cas d’arrêt maladie : une mesure injuste et injustifiable !

Le gouvernement a récemment pris la décision de réduire de 10 % la rémunération des agents publics en cas d’arrêt maladie. Cette mesure, qui suscite une vive indignation au sein de la FSU 33 et dans l’ensemble du département de la Gironde, est perçue comme une attaque injustifiée contre les droits des agents publics.

Une atteinte au pouvoir d’achat des agents publics

À compter du 1ᵉʳ mars 2025, cette réduction de rémunération s’appliquera aux trois premiers mois de congé maladie. Concrètement, elle porte sur le traitement indiciaire brut, excluant toutefois le supplément familial de traitement et l’indemnité de résidence.

Au niveau du département comme la Gironde, où le coût de la vie ne cesse d’augmenter, cette perte de revenu sera particulièrement pénalisante pour les agents publics. Par exemple, un agent de catégorie C en arrêt maladie pendant 20 jours pourrait voir son salaire réduit d’environ 200 €. Cette mesure intervient alors que le pouvoir d’achat des fonctionnaires est déjà mis à mal par le gel du point d’indice et l’augmentation des cotisations retraite.

Des conséquences néfastes pour les agents de la fonction publique notamment au sein du département de la Gironde

Cette baisse de rémunération en cas d’arrêt maladie risque d’accentuer la précarité des agents publics. De nombreux agents, déjà confrontés à des conditions de travail difficiles, pourraient être contraints de continuer à travailler malgré des problèmes de santé, au détriment de leur bien-être et de la qualité du service public.

De plus, cette décision gouvernementale pourrait décourager les nouvelles recrues et accentuer les difficultés de recrutement dans la fonction publique territoriale et hospitalière, secteurs où le besoin de personnel est crucial dans la Gironde.

Une mesure injuste et injustifiable

La FSU 33 considère cette réduction de rémunération comme une mesure injuste et injustifiable. Elle punit les agents publics qui, en cas de maladie, subissent déjà des difficultés physiques et psychologiques. En outre, cette mesure pourrait avoir des répercussions négatives sur l’attractivité des métiers de la fonction publique notamment au sein du département de la Gironde, rendant le recrutement et la fidélisation des agents encore plus compliqués.

Les revendications de la FSU 33

Face à cette situation, la FSU 33 exige l’abrogation immédiate de cette mesure. Elle demande également l’ouverture de négociations pour garantir des conditions de travail et une rémunération à la hauteur de l’engagement des agents publics.

La FSU 33 appelle tous les agents publics à se mobiliser contre cette mesure injuste et à défendre leurs droits. Il est urgent d’agir pour préserver une fonction publique de qualité et assurer un service public efficace au bénéfice de l’ensemble des citoyens.