Un budget d’austérité sans précédent : les syndicats appellent à la mobilisation

Le 15 juillet dernier, le Premier Ministre François Bayrou a dévoilé les grandes lignes d’un budget jugé d’une brutalité inégalée par l’ensemble des organisations syndicales. Ignorant les revendications exprimées lors du vaste mouvement social contre la réforme des retraites et les réalités du monde du travail, le gouvernement persiste dans une série de mesures qualifiées de profondément injustes et inefficaces.

Parmi les annonces les plus choquantes, on retrouve la suppression de deux jours fériés, des coupes drastiques dans les services publics, une nouvelle attaque contre le droit du travail, une énième réforme de l’assurance chômage, le gel des prestations sociales et des salaires des fonctionnaires et contractuel·les, la désindexation des pensions de retraite, le doublement des franchises médicales, et même la remise en question de la cinquième semaine de congés payés. Ces décisions font peser le fardeau des déficits sur les épaules des travailleuses et travailleurs, des précaires, des retraité·es et des malades.


Une autre voie est possible : la question de la justice fiscale

Face à la gravité de la situation budgétaire, les syndicats soulignent l’existence d’alternatives plus équitables, qui impliqueraient davantage les hauts revenus et les entreprises. Ils pointent notamment du doigt :

  • Les 211 milliards d’euros d’aides publiques annuelles aux entreprises, souvent sans conditions claires en matière d’emploi, de qualité de l’emploi, ni de respect d’objectifs sociaux ou environnementaux.
  • Les dividendes records, parfois versés même en cas de licenciements ou de délocalisations.
  • L’optimisation fiscale des hauts revenus, qui échappent à une contribution juste et proportionnée.

Cette situation est d’autant plus inacceptable que de récents rapports mettent en lumière l’explosion des inégalités et l’augmentation alarmante du nombre de personnes tombant sous le seuil de pauvreté. La crise de la dette n’est pas seulement un problème de dépenses, mais aussi et surtout un problème de manque de recettes.

Il est urgent de rouvrir le débat sur la progressivité de la fiscalité, la contribution des patrimoines et des revenus les plus élevés, et la légitimité de l’optimisation fiscale.

Les organisations syndicales s’opposent fermement à ce que les travailleuses et travailleurs, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraité·es soient une fois de plus les seuls à payer la facture, tant financièrement qu’en termes de flexibilité accrue. L’ensemble des syndicats appelle à une mobilisation unie pour refuser ces mesures régressives, défendre notre modèle social et la dignité au travail.

Nous attendons un projet de société respectueux, porteur d’espoir et de justice pour l’ensemble du pays.

Lien vers la pétition à signer en ligne